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Une délégation de l’ULB une nouvelle fois présente à Tunis

mardi 8 janvier 2013

Le 3 janvier a eu lieu la dernière audience du procès de Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Lettres de l’Université de la Manouba à Tunis, poursuivi devant le tribunal correctionnel suite à une altercation avec deux étudiantes en niqab, en mars 2012, dans son bureau.

La requalification des faits en actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions vaut aujourd’hui au doyen de La Manouba d’encourir une peine de cinq années de prison.

Cette dernière audience a vu les accusations à l’encontre du doyen s’effondrer et la défense des jeunes femmes en niqab en conséquence transformer ce procès en procès politique.

Le procès du doyen Kazdaghli, dont le verdict tombera le 17 janvier prochain, est donc un procès symbolique à bien des égards, au cœur des enjeux de la société tunisienne, à un moment où des signes de plus en plus inquiétants affichent la volonté d’imposer en Tunisie le rigorisme sur le plan moral, d’y affecter la condition de la femme et d’y saper progressivement, sur le modèle turc, les acquis de la laïcisation de la société. Il témoigne de l’âpreté du climat politique et de la radicalisation des esprits dans la Tunisie post-révolutionnaire, plus que jamais secouée par la question religieuse.

Comme lors de l’audience du 25 octobre dernier, l’Université libre de Bruxelles a tenu à marquer sa solidarité avec le doyen Kazdaghli en étant présente au procès, où elle était représentée par sa vice-rectrice à la politique académique Annemie Schaus et par le professeur Jean-Philippe Schreiber, accompagnés par l’avocate pénaliste Michèle Hirsch.


Source :

Université Libre de Bruxelles